Maison passive : bientôt généralisée !

Si elle fait vraiment parler d’elle depuis quelques années, la maison passive n’est pas un concept neuf  - elle est en effet née à la fin des années 80. Depuis 2015, elle est obligatoire à Bruxelles, et le sera en Wallonie d’ici 2020.

Aujourd’hui, chacun sait qu’une maison passive est un bâtiment peu gourmand en énergie. Mais derrière ce concept se cache une foule de normes techniques et de réglementations.

Le principe passif s’applique non seulement aux maisons individuelles neuves, mais également aux logements rénovés en profondeur, ou encore aux immeubles à appartements ou administratifs

Dès le choix du terrain
La première étape d’un projet passif est le choix d’un terrain adapté. En effet, l’orientation plein Sud est chaudement recommandée, afin de profiter à la fois de la lumière extérieure et de la chaleur des rayons solaires, propices aux économies d’éclairage et de chauffage.

Le choix de l’architecte et de l’entrepreneur est également important : le mieux est de s’adresser à des associations spécialisées telle que l’asbl Plate-forme Maison Passive, où toutes les informations utiles – et surtout fiables - pourront être obtenues. Cela pourra vous aider à réaliser un dossier complet (souvent complexe…) avant le dépôt du permis d’urbanisme.

Deux exigences

Pour être certifiée passive, la maison doit répondre à une double condition :

  • La demande énergétique totale pour le chauffage et le refroidissement des pièces doit rester limitée à l’équivalent de 15 kWh/m² (1 m³ de gaz = environ 12 kWh) ;
  • La perte d’air du bâtiment ne peut excéder 60 % du volume de l’habitation par heure, ce qui est vérifié à l’aide d’un test d’étanchéité à l’air.  

Pour y parvenir, le projet sera particulièrement attentif à…

  • L'isolation. La chaleur s’échappe par les toits, les murs, les portes et les fenêtres. Pour les murs, il y a lieu d’isoler à la fois à l’extérieur et à l’intérieur. Le nec plus ultra est une double paroi d’une épaisseur de 30 cm chacune. Pour les fenêtres et les portes, une attention particulière sera portée au vitrage (triple de préférence) et aux châssis. Par ailleurs, il faudra éviter à tous prix les ponts thermiques.
  • Les matériaux. Briques, pierres, béton, bois, paille… Aucun n’est à bannir, car des producteurs ont développé une gamme de matériaux spécialement adaptés aux exigences d’une maison passive. Les architectes et les entrepreneurs vous orienteront
  • Les équipements. Un système de ventilation efficace répondant à des normes techniques précises constitue une priorité. Celui-ci permettra à l’air chaud vicié expulsé de réchauffer l’air frais aspiré de l’extérieur. Cette ventilation n’exclut toutefois pas une installation de chauffage (adaptée aux besoins d’une maison passive). Par ailleurs, des panneaux photovoltaïques et une pompe à chaleur constituent un bon complément pour une maison encore plus autonome.

Côté prix…

Une maison passive coûte de 25 à 30 % de plus qu’un logement « standard ». Un surcoût amorti après 12 ou 15 ans, grâce aux économies d’énergie ainsi qu’aux aides régionales.

Notons enfin que la maison passive est une obligation légale depuis 2015 en région bruxelloise et qu’elle le sera au plus tard en 2020 – date couperet fixée par l’Union Européenne – en région wallonne.

Ceci étant, rien ne vous empêche de vous montrer plus ambitieux encore et de viser la maison « énergie zéro ». Mais c’est une toute autre histoire.

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