Construire en bois : plusieurs possibilités

Des maisons lambrissées de style « cottage » aux villas à ossature invisible, les habitations en bois ont le vent en poupe. La planche remplacera-t-elle bientôt la brique dans le ventre des Belges ?

Déjà popularisées depuis longtemps au Canada, aux États-Unis et dans le Nord de l’Europe, les maisons en bois présentent de nombreux avantages tels qu’une isolation renforcée, un intérieur sain avec des matériaux à sec, et une construction ultra rapide.


Différentes techniques

Techniquement, ce qui différencie une maison en bois d’une traditionnelle, c’est avant tout l’utilisation de bois dans la structure (parois et cloisons intérieures). Le reste de l’habitation (fondations, façades, aménagements divers) ne différant quant à lui que très peu. Il existe aussi plusieurs façons de construire en bois. En voici les principales…

L’ossature bois, la star du marché

A l’heure actuelle, l’ossature bois est la plus fréquemment utilisée. Dans les faits, elle est à la maison ce que le squelette est à l’homme. Pour être habitable, elle doit être complétée d’une série d’éléments tels que les menuiseries extérieures, les plafonds, le parement de façade,…  Lorsqu’elle est parachevée, elle ressemble à s’y méprendre à une construction classique si ce n’est que les cloisons sonnent un peu « creux » quand on les heurte.

Le bois massif ou le style « Nouvelle Angleterre »

La construction en bois massif s’inspire des cabanes et des chalets en rondins. Dans ce cas, les madriers empilés restent visibles à l’intérieur et participent à l’esthétique particulière de l’habitation, de style « cosy ».  A l’extérieur, on a le choix entre un bardage en bois en contrelattage ou le parement en briques de façade (souvent décidé en fonction des prescriptions urbanistiques). A l’heure actuelle, ce type de construction s’est positionné dans le haut-de-gamme des prix de la construction.

Les « poteaux-poutres », prestigieux et coûteux

L’assemblage poteaux-poutres tient par lui-même d’un seul tenant du sol à la toiture, et les poutres peuvent couvrir de grandes travées. Le remplissage des façades est souvent constitué d’une ossature bois, mais il est possible de recourir à des madriers empilés. Cette technique peut exprimer architecturalement la dissociation des parois et des planchers, en utilisant par exemple de larges baies vitrées. Techniquement, il s’agit du procédé le plus complexe, du plus prestigieux et du plus coûteux.

Les murs en bois plein

Ce procédé constructif est inspiré des assemblages de bois croisés. Il pourrait concurrencer la construction classique grâce à sa solidité palpable (les murs ne sonnent pas creux) et son inertie thermique. Les parois pleines étant recouvertes à l’intérieur comme à l’extérieur, on oublie vite que l’on se trouve dans une maison en bois. Cette méthode, proposée en Belgique par une entreprise familiale, est sans doute appelée à rester une niche dans le marché des maisons en bois.

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