5 questions sur les toitures végétales

Connaissez-vous les toitures vertes ? Le concept existe depuis la nuit des temps, mais il suscite encore bien des interrogations. Le point en cinq questions.

Un toit végétal pourrit-il ?
La réponse est non ! Néanmoins, certaines précautions sont de rigueur : une toiture végétale n’est envisageable que sur un revêtement parfaitement étanche et en bon état afin de limiter au maximum le risque de fuites (ce type d’incident est à la fois complexe et onéreux).
Pas d’inquiétude non plus en ce qui concerne l’étanchéité du toit. En effet, les toitures vertes sont aussi performantes que les traditionnelles. D’après certains experts, leur durée de vie serait même plus longue.

Quels avantages ?

  • La régulation 
    Une toiture végétale régule naturellement la température et l’humidité d’un bâtiment. Ainsi, en hiver, apporte-t-elle plus de chaleur naturelle dans les pièces situées en-dessous du toit. En été, en revanche, elle offre un agréable vent de fraîcheur.
  • Les finances 
    Cette régulation naturelle permet de diminuer le montant des factures énergétiques.
  • L’aspect dépolluant 
    Une toiture verte permet de fixer les polluants et les poussières, contribuant ainsi à l’amélioration de la qualité de l’air.
  • L’esthétisme 
    Un « tapis vert » sur le toit, cela donne beaucoup de cachet à une maison. Un vrai retour à la nature, tellement précieux de nos jours…

Toiture jardin ou toiture végétalisée ?
On distingue deux types de toitures vertes.

  • La toiture intensive (ou toiture-jardin) 
    Sa végétation se compose d’herbes, de plantes, de fleurs, d’arbustes… Elle nécessite le dépôt d’une épaisse couche de terre. Attention, donc, lors de la conception de la toiture et de sa structure portante. Pour ce type d’aménagement, un permis d’urbanisme est nécessaire.
  • La toiture verte extensive (ou toiture végétalisée) 
    Elle se compose d’une strate herbacée, de plantes grasses de type sedum et de mousse. Une seule couche de terre de faible épaisseur est nécessaire. Très résistant aux conditions climatiques, ce type de toiture verte peut être aménagé sur un bâtiment existant. Et nul besoin de permis dans ce cas. Néanmoins, si vous souhaitez aménager une terrasse ou rehausser un mur, mieux vaut contacter le service d’urbanisme de votre commune.

Quand placer une toiture végétale ?
L’idéal est d'installer le toit vert dès la construction du bâtiment. Mais ce type d’isolation peut également être réalisé par la suite.

Combien ça coûte ?
Si les travaux sont réalisés par un entrepreneur, comptez entre 50 et 75 euros par m2 (en fonction de l’épaisseur du substrat et du degré d’inclinaison). Si vous cherchez une solution moins onéreuse, vous pouvez toujours opter pour le semis sur place. Mais sachez qu’une couverture de qualité (surtout s’il s’agit de roofing) sera plus rentable sur le long terme. En Flandre, certaines communes octroient une prime pour l'aménagement d'une toiture verte (jusqu’à 30 euros/m2, plafond fixé à 1500 euros).

Cet article vous a t-il plu?

Plus de ConstructR

Les avantages et inconvénients du poêle à pellet.
a000df6aa6a5453984c2d4e4417e4878
Lire cet article
Une maison bien rangée grâce à la méthode KonMari.
3a2bdef153b46d54c594faa79c981d99
Lire cet article
Vivre en tiny house, comment est-ce que cela marche?
2192d65836f80432acc345f17ad80e66
Lire cet article

S'inscrire

Inscrivez-vous pour découvrir les dernières inspirations et conseils pour votre projet